- 2026-08-19
Le secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil Fahmy, a fermement condamné les frappes aériennes israéliennes qui ont visé l'aéroport militaire d'Abu al-Duhur, situé dans la province d'Idlib, dans le nord-ouest de la Syrie. Dans une déclaration officielle, il a qualifié ces attaques de "violation flagrante de la souveraineté syrienne et des règles du droit international".
Fahmy a souligné que ces frappes constituent "un nouveau crime qui s'ajoute à la série d'attaques israéliennes répétées contre la Syrie et d'autres pays de la région". Il a appelé la communauté internationale à assumer ses responsabilités et à mettre fin à ces agressions qui menacent la stabilité et la sécurité du Moyen-Orient.
L'aéroport d'Abu al-Duhur, situé dans la région d'Idlib, est une installation militaire stratégique qui a été la cible de plusieurs frappes israéliennes au cours des dernières années. La région d'Idlib est contrôlée par des groupes rebelles et constitue une zone de tension constante entre les forces syriennes, les groupes armés et les puissances régionales.
Selon des sources locales, les frappes ont causé des dégâts matériels importants sur l'infrastructure aéroportuaire, sans faire de victimes dans l'immédiat. L'armée syrienne n'a pas encore officiellement commenté l'étendue des dégâts, mais des observateurs sur place rapportent des explosions retentissantes dans la zone.
La Ligue arabe, qui regroupe 22 États membres, a toujours adopté une position critique vis-à-vis des opérations militaires israéliennes dans la région. Cette condamnation s'inscrit dans une série de déclarations similaires émises par l'organisation panarabe à la suite de frappes précédentes en Syrie, au Liban et dans les territoires palestiniens.
Israël, de son côté, a pour politique de ne pas commenter officiellement ses frappes en Syrie, bien qu'il ait reconnu à plusieurs reprises mener des opérations pour empêcher le transfert d'armes vers le Hezbollah libanais et pour cibler des positions iraniennes dans le pays. La Syrie est un allié de l'Iran, que l'État hébreu considère comme sa principale menace régionale.
Cette nouvelle escalade intervient alors que les tensions régionales restent à un niveau élevé, avec des affrontements persistants à Gaza, au Liban et en Syrie. La communauté internationale a appelé à la retenue, mais les frappes aériennes se poursuivent, alimentant les craintes d'une guerre régionale généralisée.