- 2026-09-09
Le Canada, le Danemark, la Finlande, la France, l'Islande, l'Irlande, la Norvège, la Pologne, le Portugal, l'Espagne, la Suède et le Royaume-Uni ont confirmé leur intention d'imposer des restrictions nationales et/ou européennes de soutien au commerce avec les colonies israéliennes. Cette annonce coordonnée marque une escalade significative de la pression diplomatique et économique sur Israël.
Cette décision collective fait suite à des mois de discussions entre ces pays, qui cherchent à durcir leur position face à la politique de colonisation israélienne en Cisjordanie et à Jérusalem-Est. Les restrictions envisagées pourraient inclure des interdictions d'importation de produits issus des colonies, des limitations sur les investissements et des mesures de transparence pour les entreprises opérant dans les territoires occupés.
La France, qui a été l'un des moteurs de cette initiative, a souligné que ces mesures visent à envoyer un signal clair à Israël quant à l'illégalité des colonies au regard du droit international. Le ministère français des Affaires étrangères a déclaré que "ces restrictions sont une réponse nécessaire à la poursuite de la colonisation, qui compromet la solution à deux États et la stabilité régionale".
Le Royaume-Uni et le Canada, qui ne font pas partie de l'Union européenne, ont indiqué qu'ils imposeraient leurs propres restrictions nationales, tout en coordonnant leurs actions avec les pays européens. Cette approche hybride reflète la volonté de ces pays de maintenir une pression constante sur Israël tout en respectant leurs cadres juridiques nationaux.
La Norvège, la Suisse et l'Islande, bien que non membres de l'UE, ont également rejoint cette initiative, démontrant l'ampleur du consensus occidental sur la question des colonies. La Pologne, le Portugal, l'Espagne et la Suède ont pour leur part insisté sur la nécessité d'une approche européenne unifiée pour maximiser l'impact des restrictions.
Le gouvernement israélien a réagi avec fermeté à cette annonce, qualifiant ces mesures d'"injustes" et "contre-productives". Des responsables israéliens ont averti que ces restrictions pourraient avoir des conséquences négatives sur les relations bilatérales et sur les efforts de paix régionaux. Israël a également annoncé qu'il envisageait des contre-mesures diplomatiques.
Cette initiative intervient alors que les tensions au Moyen-Orient restent à un niveau élevé, avec des affrontements réguliers en Cisjordanie et une situation humanitaire critique à Gaza. Les pays signataires espèrent que ces mesures économiques inciteront Israël à reconsidérer sa politique de colonisation et à revenir à la table des négociations.
Les organisations de défense des droits de l'homme ont salué cette décision, la qualifiant de "pas important vers la responsabilisation d'Israël". Amnesty International et Human Rights Watch ont appelé d'autres pays à suivre cet exemple et à adopter des mesures similaires pour faire pression sur Israël.